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Les poings sur les I

Les poings sur les I

Billets et commentaires pleins de punch sur tout et n'importe quoi

Macronéconomie

Macronéconomie

Concurrence des souffrances appliquée au monde du travail en une leçon par le ministre de l'économie. Encore une franche Macronnerie.

Chez Bourdin, on dit des bêtises. Surtout quand on est un politique. Le dernier en date à s’être laissé aller, c’est Emmanuel Macron, qui s’est fendu de la remarque suivante : « La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié », et d’ajouter « parce qu’il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties ». Nul ne niera les difficultés pour les entrepreneurs. Les risques existent, pas de gauchisme de bazar. L’entreprise est loin d’être un long fleuve tranquille. Non, ce qui choque, c’est la forme. L’opposition. D’un côté l’entrepreneur, courageux, qui ose, qui tente, de l’autre le salarié, dans son confort petit bourgeois, qui se contente de toucher un salaire copieux agrémenté de primes à la fin du mois, avec comme chacun sait dans le contexte actuel une sécurité de l’emploi à toute épreuve. Concernant les smicard(e)s en CDD non renouvelables, sachez messieurs dames avachi(e)s dans votre opulence, que ceux qui entreprennent ont une vie bien plus dure que la vôtre. Et plus risquée aussi. Le fait que votre CB ne passe plus à partir du 12 du mois et qu’il faille encore après paiement d’un loyer excessif faire bouffer les mômes, c’est quand même moins grave que de voir couler sa start-up. La malnutrition infantile, rien à battre. Et puis, si ça vous convient pas, fallait monter votre boite. C’est quand même pas de la faute de sir Emmanuel si vous avez arrêté l’école en troisième pour faire des roues arrières sur un scooter volé. En fait, le problème avec la gauche d’aujourd’hui, c’est qu’elle ne peut pas piffrer les prolétaires qui n’ont à vendre que leur force de travail. Fini, foutu, elle préfère les prolétaires qui sont propriétaires des moyens de production, qui ont un capital de départ et l’utilisent pour le faire fructifier. Elle en fait ses héros. Sauf qu’en fait, ce ne sont pas des prolétaires. Dommage. On sera de gauche une autre fois.

Et la vie d’un professionnel de la politique, c’est difficile ? Plus ou moins que celle d’un électeur ?

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