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Les poings sur les I

Les poings sur les I

Billets et commentaires pleins de punch sur tout et n'importe quoi

Supercheries contemporaines

Supercheries contemporaines

Les œuvres d’art contemporain sont bien souvent la cible de l’extrême droite. Que ce soit le sapin vert de la place Vendôme en 2014, ou bien le « dirty corner » en plein milieu de Versailles. Rien ne saurait légitimer ni les destructions, ni l’agression physique de l’un des auteurs par des obscurantistes adeptes du coup de poing. Ces imbéciles avinés qui en appellent à dieu ou à un roi depuis longtemps décédé pour asseoir leur cul gras sur la liberté d’expression sont impardonnables. Rien non plus dans ces œuvres n’est absolument choquant ou moralement condamnable, si ce n’est peut-être, leur médiocrité objective. Car oui, on peut considérer qu’Anish Kappour et Paul McCarthy sont deux feignasses patentées sans être un skinhead écervelé ou souhaiter leur mort et la destruction de leur production. Simplement, faire gonfler un gros ballon vert à mi chemin entre le sapin et l’outil de plaisir pour partie intime au milieu d’une riche place parisienne n’est pas œuvre d’art. Au mieux, c’est une provoc’ rigolote de pilier de bar. Mais quand on est artiste, on a le droit d’être beauf. On est même payé pour cela. Il est possible de faire le même commentaire concernant le gigantesque tuyau au milieu du jardin de Versailles. Mon plombier m’a montré quelque chose d’assez similaire la dernière fois qu’il a débouché mon lavabo. De là à y voir l’origine du monde, même les plus ringards collégiens prépubères n’auraient pas osé faire la blague. Alors non, je ne suis pas outré que cela se trouve au milieu du jardin d’un monument historique, quoique je vais tourner le dos à cette horreur à ma prochaine visite. Seulement, il est important de souligner qu’il faut à peu près 5 minutes pour dessiner un truc pareil. Seul le montage a pu s'avérer plus long, et c’est l’ouvrage d’une équipe de « roads » payés au SMIC, à qui je rends ici hommage car ils ont fait le plus gros du boulot. On objectera que je n’y comprends rien. J’en conviens. C’est peut-être aussi parce que les tenants de ce type d’art sont peu férus de pédagogie. Pas besoin de vulgariser, ça s’adresse aux « sensibles ». Comprenez par « sensible » dandys pédants qui se gavent de petits fours dans des vernissages mondains, et surtout qui sont prêts cracher au bassinet. Messieurs Kappour et McCarthy, je revendique votre droit à exposer vos travaux directement issus du cours d’arts plastiques de la classe de troisième de monsieur Dupont. Mais je revendique aussi le mien à vous traiter d’escrocs.

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